Une fuite de gaz au lycée provoque une amnésie collective

          Au moins trente-deux personnes ont été victimes d’amnésie suite à ce qui serait une nouvelle fuite de gaz dans la chaufferie du lycée. Des étudiants, des professeurs, mais aussi des parents d’élèves qui se se retrouvés à errer sans se souvenirs de leurs actes avant de se réveiller hagards. Pour certains d’entre eux c’est presque 24 heures de trou noir dans leur mémoire et ils ne se souviennent même pas avoir senti l’odeur suspecte d’un gaz quelconque. Si des gaz toxiques à base de méthyl éthylène peuvent provoquer l’amnésie voir le coma dans certains cas, il est curieux d’en détecter une fuite dans l’enceinte du lycée. Mais au vue des précédents faits divers qui ont marqué Sunnydale – on se souviendra de la fuite de butane qui avait provoqué de puissantes hallucinations le 12 mai dernier – les autorités ont décidé de prendre le problème au sérieux, et le Maire en personne déploiera les services compétants pour diagnostiquer les installations.

          Le point positif est que personne n’est mort d’asphyxie et que tout semble rentrer dans l’ordre avec un peu de repos et d’air frais. Jonathan Levinson, l’un des étudiants qui s’est réveillé après cette amnésie collective, explique ne pas se souvenirs comment tout cela est arrivé, ni pourquoi il s’est réveillé dans les sous-sols du bâtiment. Le professeur d’éducation sexuelle, Richard Whitmore, quant à lui, prétend avoir été étonné de se réveiller au milieu de nulle part, alors que ses derniers souvenirs remontent à la veille ! Le gardien de nuit qui venait de prendre son poste après une demande de la municipalité s’est lui aussi retrouvé piégé dans les émanations de gaz.

          Le principal Snyder, apparu très tard le soir après l’intervention des pompiers n’a pas assisté aux scènes d’intoxication. Il pense néanmoins qu’il ne faut pas non plus exclure les phénomène de drogues qu’il soupçonne de prendre de l’ampleur dans son établissement, et qu’il entend bien combattre. Force est de reconnaître que ce désordre pour le moins insolite n’a pas de précédent et peine à trouver une explication chez les spécialistes. Les pompiers eux-même n’ont rien détecté, hormis des ruptures structurelles dans les fondations et des trous dans les murs porteurs, qu’ils imputent à des micros-secousses sismiques. Secousses qui pourraient très bien percer les tuyauteries, ou libérer des spores toxiques de champignons sous-terrains par exemple, comme l’évoquent les spécialistes.

          Une autre théorie farfelue exposée par deux pompiers qui ont passé les lieux en revue évoque la consommation d’aliments hallucinogènes comme des œufs champignonnés. On aurait en effet dénombré un certain nombre de coquilles d’œufs sur place. Une théorie qui ne tient évidemment pas la route d’après les spécialistes interrogés. En attendant que les souvenirs remontent à la surface, l’accès à la chaufferie reste strictement interdit.