Un incendie ravage le Grotto sur le campus de l’Université

Un incendie s’est déclaré hier vers 22h10 dans un bar du campus de l’Université. Il aurait été déclaré par trois ou quatre étudiants fortement alcoolisés, qui s’étaient déjà fait remarquer quelques heures plus tôt sur le campus. L’incendie qui s’est déclaré a pu être maîtrisé par les pompiers, mais le bar a été ravagé par les flammes. A l’intérieur, huit personnes luttaient contre les flammes, dans un espace clos, avant de parvenir à se hisser jusqu’à une lucarne et fuir. Plus de peur que de mal pour ces huit personnes qui ont pu se dégager in extremis. C’est l’alarme incendie qui a alerté les témoins, lesquels ont immédiatement appelé les pompiers.

Le Grotto était un bar ouvert à tous sur le campus depuis 1984. Les étudiants pouvaient s’y rendre vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour boire un café, prendre un petit déjeuner, réviser leurs cours, ou remettre leurs notes au propre. Le propriétaire des lieux s’est dit bouleversé de voir son établissement périr dans les flammes, mais assure que le Grotto rouvrira avec un nouveau concept dès que possible. Les pyromanes devraient être convoqués devant le doyen Guerrero dans les prochains jours, le doyen qui rappelle à tous ses étudiants de ne pas abuser de l’alcool et qui en appelle à la responsabilité de chacun.

Les jeunes gens désignés par deux femmes comme les pyromanes, auraient agressé plusieurs personnes auparavant, qui ne faisaient que passer leur chemin. « Ils étaient en train de saccager une voiture avec des gourdins en bois, quand ils nous ont vu et nous ont poursuivies » déclare l’une de ces deux jeunes femmes encore sous le choc de l’émotion. Les propos de la jeune étudiante sont corroborés par une plainte, déposée par un autre étudiant, faisant état d’une agression sur son véhicule et sur sa personne, par quatre étudiants qui se jetaient sur la route.

« A partir du moment où ils sont majeurs, nous n’avons pas le droit de refuser de les servir », explique Jack M. Porter, le patron d’un bar sur le campus qui fait la moitié de son chiffre d’affaire grâce aux bières qu’il sert, et notamment son produit phare, la Black Fröst, très prisée par les étudiants du campus de Sunnydale. « Ce n’est pas à moi de leur dire quand arrêter, ils sont adultes et savent ce qu’ils font ! Maintenant, si je vois que ça dégénère, je peux toujours essayer de les raisonner. Mais ces jeunes là se croient plus malins que tout le monde et me prennent de haut, alors à quoi bon ? »

L’administration n’a pas l’intention d’interdire la consommation d’alcool, et le campus devra se contenter des avertissements du doyen Guerrero. Néanmoins, les quatre jeunes hommes, lorsqu’ils seront identifiés, devront répondre de leurs actes. Ils pourront être sanctionnés pour état d’ébriété sur la voie publique et mise en danger de la vie d’autrui, et risquent jusqu’à la peine de prison. Voilà qui devrait leur passer l’envie de boire !