Sunnydale Press | 22 Septembre 1999 – Encore un taux record d’abandon pour l’UCS

Encore un taux record d’abandon pour l’UCS

22 Septembre 1999

          Les premières semaines d’université sont censés être les plus excitantes du parcours scolaire d’un étudiant de première année, qui rencontrera de nouvelles personnes, entreprendra de nouveaux défis, prendra possession des lieux et verra sa vision du monde bouleversée. Pourtant, l’entrée à la fac peut également être redoutable pour d’autres, et ces dernières années, UC Sunnydale a vu un taux élevé d’abandon qui reflète l’incertitude, la désorientation et l’inconfort des étudiants dans le monde universitaire. Bien que le taux d’abandon ait fluctué à l’UCS, il reste bien au-dessus de la moyenne nationale, et ce depuis 1982.

         Oscillant autour de 40% au cours des cinq dernières années, le taux d’abandon n’a cessé d’augmenter à l’Université de Sunnydale depuis 1982. En 1990, le taux était de 33%, ce qui était juste au-dessus de la moyenne nationale à l’époque, et ce taux a connu des scores notables dans la dernière décennie. Après seulement une semaine de rentrée scolaire, et selon la responsable du bureau des enregistrements de l’UCS, on estime que ce semestre 1999 est bien partit pour être le pire jamais enregistré, puisque de nombreux étudiants ont déjà quitté les dortoirs sans laisser d’adresse.

          Le professeur Robert Pendrell, du département de sociologie, a eu des mots sévères sur le sujet, expliquant que « l’Université n’est pas faite pour tout le monde. Les premières semaines éliminent d’office les plus faibles du troupeau. Il ajoute : « Cela signifie simplement que je peux passer mon temps précieux avec de meilleurs élèves ».

          Célèbre professeur de psychologie du pays, Margaret Walsh présente l’abandon à la fac comme un « processus d’impuissance absolue et de désarroi face à des convictions bouleversées ». « Certains n’ont pas les reins assez solides et déchantent en atterrissant dans une fac où ils croyaient se reposer en vivant la belle vie. Ils finissent naturellement par rentrer à la maison. La fac n’est pas seulement un endroit où on s’amuse et on fait la fête, c’est un endroit où on apprend et on travail. Si vous n’êtes pas prêts à travailler dur, vous tomberez de haut ! »

           Leland Lillian, un professeur de poésie, pose un regard différent sur la question. «Les étudiants sont des jeunes gens encore fragiles. Ce ne sont plus des adolescents, mais ce ne sont pas encore tout à fait des adultes. Il n’est pas facile de trouver tout de suite sa place au milieu de la démesure américaine, et l’Université à quelque chose d’effrayant pour les nouveaux arrivants, sans parler du fléau qu’est le bizutage. Nous, dans le milieu universitaire, oublions parfois cela, et à mon sens, il faudrait les accompagner plus sérieusement dans leur entrée à l’Université. La majorité des abandons sont partis sans que quelqu’un n’ait eu le temps de détecter le moindre signe de détresse, de solitude ou de stress. Les étudiants ont un avenir prospère et important. Je souhaite seulement que certains de ceux qui abandonnent changent d’avis et soient de retour à UCS dès que possible ».

          Pour lutter contre l’abandon et rendre à UCS sa réputation d’antan, le doyen Guerrera entend bien lutter contre le bizutage et proposer des programmes d’échange extra-scolaire pour faciliter les contacts entre les étudiants de première année et les plus anciens. D’autres à la municipalité, pensent que la réputation sulfureuse de Sunnydale, connue à travers tout le pays pour être une ville dangereuse, contribue aussi augmenter les scores excessivement élevés d’abandon à UCS. Si on ne fait rien, notre belle université pourrait bien perdre de sa notoriété dans la prochaine décennie.

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