Parfum d’Italie – Partie I

Attention cette fanfiction dont Angélus va être le centre est classée N-18

Attention cette fanfic peut révéler des spoilers Angel saison 5


En jeans et soutien gorge devant la glace, elle hésitait encore entre les deux petits hauts qu’elle s’était acheté le matin même sur l’un des nombreux marchés découverts dont Rome regorgeait.
Elle opta pour le petit noir fleuri, qu’elle enfila aussitôt.
Un dernier passage par la salle de bain pour un dernier petit arrangement à ses cheveux soyeux, puis elle pourrait quitter la maison.
Depuis la veille, elle avait l’esprit et les mains libres. Dawn avait alors rejoint au moins pour un bon mois leur Californie natale, où Alex se faisait un réel plaisir de la recevoir tandis que les vacances d’été débutaient.
Elle verrouilla la porte de l’appartement et s’engagea d’un pas décidé dans l’escalier qui comptait trois étages avant la rue.
Elle avait le cœur léger et ne s’était jamais sentie aussi libre.
Ce soir elle avait seize ans et courrait vers un rendez vous amoureux. Non c’était mieux qu’à seize ans, même si le partenaire n’était plus le même. Jamais à seize ans la liberté ne l’avait grisé à ce point là. Alors le poids de sa mission écrasait ses jeunes épaules. Aujourd’hui tout était différent, l’éveil des jeunes tueuses avait dans le bon sens changé les choses.

En démarrant sa petite Fiat, elle évoqua rapidement Giles, Willow, Alex, ses amis dispersés à travers le monde qui lui manquaient depuis presque un an.
Ses pensées aux jeunes tueuses, mises en place par ses bons soins dans cette bonne vieille ville de Rome, la dirigèrent instantanément vers le cimetière principal de la ville, qui se trouvait de toute façon sur sa route.
Même si elle avait pris du recul avec tout ça, parfois le besoin de découdre du vampire la prenait, alors des fourmis plein les mains, elle rejoignait les jeunes tueuses dans la mission.
Mais ce soir, elle passerait juste pour un petit bonjour. Ce soir elle avait rendez-vous.
Depuis quelques temps, elle fréquentait un garçon ou plutôt un homme qu’elle avait rencontré par hasard un certain soir du mois de mai.
Elle savait que ce n’était pas un homme ordinaire pour la bonne raison qu’il était immortel. Mais l’immortalité elle connaissait.
Les partenaires immortels ne lui avaient pas manqué ces dernières années.
Ce qui l’avait attiré en Alessandro, puisque c’était son nom, c’était sa gentillesse, l’attention presque démesurée qu’il lui portait.
Bien sur, elle était gênée par le trop grand nombre de ses hommes de mains qui ne le quittaient jamais comme autant de gardes du corps prévenant. En faite elle avait vite compris qu’Alessandro était un personnage important de la ville et même du pays. Ses fréquentations n’étaient pas toujours nettes, mais rien ne pouvait effrayer celle qui un jour avait été l’Elue.
La seule chose qui l’étonnait encore, c’est qu’ils n’avaient toujours pas passé le pas, toujours pas dormi ensemble.
Il la sortait, la couvrait de cadeaux, mais la raccompagnait ou la laissait toujours rentrer sagement.
 » Peut-être la mentalité des italiens qui voient les femmes différemment des anglo-saxons.  » Pensa t’elle incertaine en s’adressant toutefois à travers le rétroviseur, un sourire qui disait toute sa satisfaction d’être traitée comme une princesse.


Alessandro dit l’Immortel, écrasa le mégot de sa cigarette blonde, une américaine à n’en pas douter, dans le cendrier trop luxueux qui trônait sur le coin d’une table en marbre basse.
Il s’extirpa avec grâce du canapé en cuir blanc pour mieux faire face à ses interlocuteurs qui l’imitèrent aussitôt.
Il passa une main dans ses cheveux souples pour mieux les remettre en place puis planta son regard bleu dans l’homme face à lui.
– » Ce soir je vous la livre, elle est mûre.  »
Pour donner plus d’élan à ses mots, il enfonça ses mains dans les poches de son pantalon, qui complétait à merveille le deux pièces de son costume parfaitement coupé.
– » La comédie a assez duré.  » Lâcha l’homme sans quitter l’Immortel des yeux.
L’Immortel étira ses lèvres fines jusqu’à ce qu’elles forment un sourire à l’horizontal qui n’atteignit jamais ses yeux. L’instant d’après il rajoutait sans émotion.
– » C’est une comédie que j’aurai bien fait durer encore un peu.  »
– » Avant de l’emmener, on peut vous la laisser pour la nuit. Votre perversion n’est un secret pour personne.  » Rajouta l’homme plus petit en tentant d’allumer une cigarette.
– » C’est une option à considérer.  » Lâcha l’Immortel en allument la cigarette. Il rajouta aussitôt.
– » Celui qui la mettra dans son lit après moi, ne sera pas déçu.  »
L’homme de petite taille lâcha un demi sourire tandis que les premières volutes bleues passaient ses lèvres.
Il connaissait le point faible de son interlocuteur et se félicita de lui rendre ce service. Sachant bien qu’il valait mieux rendre service à l’immortel plutôt que de lui être redevable, d’autres avant lui avaient perdu leur vie à ce jeu là.
– » Vous pourrez nous loger pour la nuit ?  »
– » Ce ne sont pas les chambres qui manquent.  » Laissa tomber l’Immortel d’un geste qui englobait les portes entourant le salon immense.
Salon qui semblait être le centre nerveux de cette authentique villa romaine vieille de plusieurs siècles.
– » Monsieur, la limousine est prête.  » Annonça un des gardes du corps.
Alors que certains des employés débarrassaient déjà les verres, d’autres s’affairaient vers les chambres.
– » Pourquoi vous la livrez cette nuit ?  »
– » Avec ce qui vient de se passer à Los Angeles et les contacts qu’elle peut y avoir, vaut mieux pas traîner pour le changement d’air.  »
– » W&H m’a informé de ce qui s’est passé pour leur filiale de L.A.  »
– » Sa sœur vient de quitter le pays, sa disparition passera inaperçu. C’est le meilleur moment…Vous savez où on l’emmène ?  »
– » Dans une clinique allemande, spécialisée dans les expériences dites humaines.  »
L’Immortel se fendit d’un nouveau sourire sans vie qui disait tout le plaisir qu’il aurait pris en assistant à cela.
Il entraînait son invité tandis que ce dernier rajoutait.
– » N’oubliez pas qu’elle a vu l’haut de là, et que du sang démoniaque coule dans ses veines. Je comprends que ça puisse intéresser nos clients.  »
– » Ils paieront quand ?  »
– » A la livraison du colis.  »
– » Du sang de démon…Je me souviendrai de ça cette nuit quand je l’aurai entre mes draps.  »
Les deux hommes partirent d’un petit rire cruel tandis que leurs gardes du corps respectifs les entouraient déjà.
– » Mes draps.  » Répéta l’Immortel les yeux dans le vague comme si soudain l’image lui apparaissait saugrenue.
 » Elle n’est pas le genre de fille à être glissée dans des draps. C’est autre chose qu’il lui faut.  » Pensait-il, quand depuis le hall d’entrée un de ses employés le fit sortir de sa rêverie.
– » Monsieur ! « 

Assise comme au bon vieux temps sur l’une des tombes du cimetière principal de Rome, celle qui avait été autrefois l’Elue finissait sa conversation avec les trois jeunes tueuses qui assuraient la patrouille cette nuit là.
Elle se leva, frotta son jeans au niveau de ses fesses et fini, les yeux rivés sur sa montre, par s’écrier pour elle-même.
– » Buffy ma fille ! Tu es loin d’être en avance !  »
Elle s’éloignait déjà quand une des trois filles lui lança.
– » Hé Buffy !…Sans Dawn, c’est la lune de miel qui t’attend.  »
Buffy qui leur tournait déjà le dos se dessina un sourire, persuadée de sa chance.

Elle touchait sa petite Fiat garée le long du mur d’enceinte, quand un homme lui tomba presque dessus.
Malgré le faible éclairage diffusé par le réverbère, elle le reconnut tout de suite. C’était Giorgio, un des employés d’Alessandro et il était à bout de souffle.
– » Giorgio ?…  »
– » Je vous cherchait…Mademoiselle Summers…  »
– » Qu’est ce qu’il y a ?  »
– » A la villa…  »
– » Quoi ?  » Cria Buffy soudain inquiète.

– » On a été attaqué…on a été attaqué à la villa.  » Répéta le jeune homme tandis que Buffy faisait crisser les pneus de sa voiture sur un démarrage trop brutal.
– » Comment ça attaqué ?  » Lança presque pour elle-même une Buffy qui ne pouvait envisager une telle chose.
– » Attaqué.  » Répéta Giorgio qui restait sous l’effet du choc.
– » Mais par qui ?…  »
Tandis que sa Fiat entamait la route qui menait sur les hauteurs de la ville, Buffy dévisagea le jeune homme.
– » Je…Je ne sais pas par qui…J’ai fui dès le début des hostilités, mais…  »
– » Mais ?  » Lui cria Buffy de plus en plus inquiète.
– » Je crois…Je crois que c’était des vampires.  »
– » Des vampires ?!  »
– » Vous savez…  » Il eut un geste vers son front pour mieux accompagner ses mots.
Les lèvres serrées, Buffy laissa presque siffler ses mots.
– » Cette attaque c’est passée il y a combien de temps ?  »
– » Une bonne heure maintenant.  »
Elle écrasa le champignon en donnant un tel élan à sa voiture que cette dernière faillit quitter la route en amorçant l’allée qui menait à la superbe villa d’Alessandro.
Tout défilait très vite dans l’esprit de Buffy. Sa prescience lui criait que les trois jeunes tueuses qu’elle venait de laisser derrière elle, n’auraient pas été de trop sur ce coup là. Mais l’urgence et la précipitation avaient eu raison de sa logique.
Alors que la villa apparaissait enfin, illuminée de toutes ses fenêtres comme pour mieux l’accueillir, Buffy tenta de se rassurer en évoquant l’immortalité d’Alessandro et le service d’ordre qui régnait toujours en ces lieux.
 » Bien malin qui pourrait en venir à bout.  » pensa t’elle en avalant les marches du perron tandis qu’elle entendait encore tourner le moteur de sa voiture qu’elle n’avait pas pris la peine de couper.
Elle courut à travers le hall désert et pénétra dans le salon.
La vue et l’odeur lui vrillèrent l’estomac et elle crut un instant que la nausée allait l’emportait. Toutefois ce fut un sanglot déchirant qui la traversa dès l’instant où elle posa ses yeux sur ceux d’Alessandro.
A même le sol, il la regardait.
Son regard fixe marquait la surprise pour la rencontre inattendue.
Une surprise éternelle, figée dans la lumière de ses yeux bleus qui semblaient soudain délavés, vitreux.
Buffy laissait passer un sanglot nerveux tandis qu’elle réalisait avec effroi que le corps d’Alessandro, séparé de sa tête, gisait en travers du canapé blanc.
Canapé qui essuyait, telle une marée rouge, la nappe de sang que l’Immortel avait fini de déverser.
Buffy ne vit pas les jolis carrelages romains, ni la table en marbre blanc qui essuyaient des éclaboussures de sang qui commençaient à cailler, et encore moins les corps des autres protagonistes qui jonchaient la pièce.
Aveugle, elle sauta sur le premier vampire qui circulait dans la pièce au milieu de ses frères.
Elle n’était pas armée mais la poussée qu’elle donna, à travers les larmes qui lui brouillaient la vue, propulsa le démon contre le mur, où il s’empala sur une des nombreuses décorations murales.
Sur le chagrin qui lui brûlait la gorge, la poussière familière fut sa seule consolation.
Un sanglot plus loin, le bras levé elle fit volte face pour mieux frapper la présence dans son dos.
Tandis que le fin poignet de Buffy restait verrouillé dans la main du vampire qui la dépassait d’une bonne tête, son regard dilaté restait figé sur la chemise qu’elle voyait de trop près comme pour mieux se brûler.
La soie noire la fit frissonner, l’odeur du cuir qui chatouillait ses narines, la fouetta de l’intérieur, l’obligeant par là même à un tremblement nerveux, involontaire, que l’homme ressentit aussitôt.
Alors Buffy se décida à lever la tête pour rencontrer le regard sombre qu’elle savait trouver là.
Il la verrouilla aussitôt.
Ils étaient à quelques centimètres l’un de l’autre et Buffy aurait pu sentir son souffle l’effleurer si seulement il avait respiré.
Perdue dans la profondeur de ses yeux, elle finit par croasser à travers un sanglot étouffé.
– » Je te déteste.  »
Mais déjà les vapeurs du chloroforme qui l’envahissait par palier entraîner Buffy à travers un brouillard qui s’épaississait.
– » Maître ?  »
– » Emmenez la.  »
Elle sentit vaguement des bras la renverser pour mieux l’emporter, tenta d’articuler le nom de l’homme, investigateur de tout ça, mais sa bouche entrouverte ne laissa passer aucun son, elle perdait connaissance.

A travers les volutes du chloroforme dont elle sentait encore les vapeurs lui coller la nausée, elle entrouvrit les yeux.
Sa bouche était pâteuse, sa langue était de bois et elle aurait donné son âme au diable pour boire ne serait ce qu’un demi verre d’eau.
Malgré l’obscurité qui régnait, elle réalisa qu’elle était allongée sur un lit où seul un drap avait décidé de la séparer du matelas.
Elle remuait ses jambes d’un mouvement naturel quand elle constata que son jeans l’avait déserté.
Elle voulait se redresser, mais à travers le brouillard qui la cernait encore, ses poignets semblaient peser une tonne comme pour mieux entraver ses mouvements.  » Entraver mes mouvements.  » pensa t’elle à nouveaux. L’instant d’après, parfaitement dégrisée, elle bondit à genoux et jeta loin devant ses poignets pour tirer sauvagement sur les chaînes scellées au mur de la tête du lit.
Elle n’avait pas besoin de se retourner pour éprouver la résistance des anneaux fixés dans le mur. Malgré la conviction qu’elle y mettait rien ne semblait bouger, si ce n’est ses poignets qui déjà s’entamaient. Alors elle fit cesser le cliquetis des chaînes qui passaient derrière elle et resta à genoux pour mieux contempler le seul vêtement dont on l’avait revêtu.
Une sorte de chemise en fine cotonnade qui ressemblait comme une jumelle à celle qu’on imposait aux malades hospitalisés.

– » La belle aux bois dormants est réveillée ? « 

Brusquement elle hôcha la tête vers la voix qui traversait l’obscurité. Alors elle le vit.

Dans un coin de la pièce, installé confortablement dans un fauteuil, près d’une bougie qui se consumait en montant la garde, il l’observait.
La lueur de la bougie faisait briller ses yeux de façon si intense, que Buffy fut surprise de ne pas l’avoir remarqué plus tôt.
– » Je reconnais bien là tes méthodes !  » Lança t’elle pour tenter de piquer le vampire dans son amour propre.
Tandis qu’elle remerciait sa langue en bois de l’avoir aidé à parler, ses pensées circulaient à toute vitesse.
 » Angel a déserté le navire puisque Angélus se tien là, devant moi. Quand ? Où ? Comment ?  »
Tout ce bousculait tandis qu’Angélus tel un félin s’approchait déjà.
Sans le quitter des yeux, Buffy tenta de se mettre debout sur le lit avec espoir de lui donner un bon coup de pied le moment venu.
La longueur des chaînes qui lui permettait certains mouvements, lui refusa celui là. Alors elle glissa hors du lit pour mieux le recevoir.
Même si ses poignets embrassaient par obligation le bord du matelas, ses pieds étaient déjà en position de combat.
Elle eut un rapide mouvement du corps pour tenter de remettre en place la chemise qui ouverte dans son dos la découvrait de par trop, mais devant cet échec, elle lança un pied en avant pour atteindre le vampire qui la rejoignait.
Son attaque eut pour seul effet de la déséquilibrer elle-même.
Assise par terre, la tête contre un des pieds du lit, elle se mit à se débattre dès l’instant où Angélus posa ses mains sur elle.
Ils luttèrent un instant, Angélus libre de ses quatre membres finit par la maîtriser rapidement.
Folle de rage, le visage enfoncé dans le matelas, elle tentait encore de décoller ses pieds du sol pour lui lancer des coup de pieds par derrière.
– » Chut !…  » Murmura t’il près de son oreille comme une râpe sur ses nerfs.
Elle remua la tête à la recherche de l’air qui lui manquait pour voir la main droite du vampire quitter le matelas.
Aussitôt elle la sentit contre son dos. Elle défaisait le dernier des petits lacets qui lutait courageusement pour retenir encore la chemise de Buffy.
Quand la main froide descendit son échine, Buffy ordonna d’un ton qu’elle voulut supérieur.
– » Ne me touche pas !  »
Le vampire se dessina pour lui-même un sourire en coin et dé zippa son pantalon en cuir.
Sur le bruit de la glissière, Buffy tenta une sortie. Mais l’homme contre son dos était trop lourd, trop dominant, alors en désespoir de cause, elle mordit à pleines dents dans son poignet gauche, qu’il avait eu le malheur de laisser traîner trop près de sa bouche.
Le coup qu’elle reçut en réponse la fit lâcher prise tandis que les larmes de la colère sourde jouaient avec ses prunelles émeraudes.
Quand il la ramena davantage sur le bord du lit, Buffy ne pu s’empêcher de lui pleurer.
– » Ne fais pas ça Angélus..  »
– » Ne joue pas à la petite fille farouche avec moi. Je sais dans quels lits tu as traîné ces dernières années.  »
– » Non Angélus…Non !  »
Il la perfora brutalement sur les mots.
Buffy cria, le vampire marqua la surprise, mais entama néanmoins un va et vient régulier.
– » Arrêtes…  » Pleura t’elle suppliciée.
Buffy se sentait écartelée, déchirée, mais ne laissait plus passer un son, seules ses larmes qui s’écoulaient silencieusement marquaient son tempo.
Son seul réconfort, fut que l’étreinte soit rapide.
Angélus se retirait déjà, après avoir gémi pour son compte.
Buffy mortifiée, restait dans la position, sans oser bouger, tant elle se sentait salie, meurtrie, dans son cœur et sa chair.
Elle ouvrit les yeux quand elle réalisa qu’il s’était assis sur le lit.
– » Décidemment, il faut toujours que je passe le premier. A croire que tu n’as dormi qu’avec des enfants depuis Moi.  »
Buffy ferma les yeux pour lui ôter la satisfaction de voir ses larmes couler. Comment ce monstre pouvait se comparer à Angel qui avait fait de sa première fois le moment chéri entre tous.
Elle pensa à l’Immortel qui ne l’avait jamais touché et à Spike le dernier de ses partenaires qui n’avait jamais joué dans ce coin là, pour la bonne raison que c’était toujours elle qui menait leurs ébats.
Elle rouvrit à nouveau les yeux quand Angélus debout derrière elle, renoua méticuleusement les lacets de la chemise qui se remettait en place.
L’instant d’après, par les bons soins du vampire, Buffy se retrouva assise à la tête du lit.
Aussitôt elle ramena ses pieds sous ses fesses.
Elle se dessina une grimace pour étouffer la déchirure entre ses fesses, déchirure qu’elle sentait à vif, inconfortable.
Elle tenta de changer de position pour alléger la brûlure qui lui donnait envie de hurler la douleur, mais déjà le vampire écartait les cheveux de son front.
– » Je sais à quelle vitesse tu cicatrises, bientôt ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir.  »
Le regard humide, elle le dévisagea pour mieux s’enfermer dans ses yeux.
Un mauvais souvenir ? L’humiliation qu’il venait de lui faire subir la rendait vulnérable, les chaînes qui verrouillaient ses poignets, la rendait vulnérable. Jamais personne ne l’avait traité ainsi, même les animaux sont mieux traité pensa Buffy.
Elle évoqua Alessandro si sensible. L’Immortel que ce monstre sans âme avait tout simplement liquidé. Même un Spike sans âme n’était pas si brutal.
Angélus c’était autre chose, et Buffy savait qui il était. Dangereux psychopathe qui avait fait trembler l’Europe 150 ans durant. Rien, ni personne, n’avait jamais atteint son cœur sans vie.
Alors pourquoi semblait il contrarié, pourquoi parlait il de mauvais souvenir, il ne comptait pas renouveler l’expérience ? Tandis que ses larmes passaient la barrière de ses cils, Buffy eut soudain la prescience qu’elle allait mourir là.
Ne plus jamais ressortir de cette pièce, qu’il allait se débarrasser d’elle comme il s’était débarrassé d’Alessandro. Brusquement affolée, elle imagina que ce monstre la transforme.
D’un sursaut involontaire, elle fuyait le regard qui malgré l’obscurité la fouillait jusqu’à voler son âme.
Elle sursauta encore quand il bougea, mais il s’éloignait du lit.
L’instant d’après elle le regardait allumer à l’aide de son zipo, deux chandeliers.
Le premier sur la petite table qui supportait déjà la première bougie, le second sur un meuble bas qui se situait juste après le passage de la première porte.
Buffy jugea rapidement la pièce pour s’apercevoir qu’elle était assez spacieuse pour contenir un petit salon bien au delà des pieds du lit.
Elle ne pensa pas plus avant, Angélus revenait vers elle.
Le grand verre en cristal empli d’eau qu’il tenait à la main fit briller d’envie les yeux de Buffy.
Quand il le présenta devant ses lèvres desséchées, elle accrocha son regard.
Par fierté elle voulut refuser le breuvage mais la tentation fut la plus forte.
Elle rassembla le peu d’orgueil éparpillé qui lui restait puis piqua vers le verre.
Elle se méprisait de se conduire comme un animal dépendant, sous la main d’Angélus qui la faisait boire.
Alors qu’elle buvait bruyamment, elle se fit soudain l’effet d’un chien qui lape puis toucha la détresse morale quand elle enferma avec ses deux mains, la main d’Angélus qui tenait le verre.
Sur la dernière goutte, elle lâcha la grande main qui retira le verre.
Aussitôt les longs doigts souples du vampire essuyèrent ses lèvres.
Buffy recherchait son souffle, sur la caresse brusquement trop douce, quand il s’écarta.

– » Tu vas dormir.  » Lança t’il par-dessus son épaule tandis qu’il enfilait déjà son manteau.
– » J’ai pas sommeil.  » Murmura t’elle pour elle-même alors qu’il avait un regard pour le verre échoué sur la petite table.
Elle comprit aussitôt qu’il l’avait drogué.
Effrayée elle voulut parler, mais déjà il était là, la tirait vers lui pour l’allonger sur le lit.
Elle ne réalisait pas qu’elle était indécente avec sa chemise qui tirebouchonnait au dessus de sa taille. Comme pour mieux se brûlait, elle le regardait lui, assis près d’elle.
Le col de son manteau passé top vite était encore levé sur un coté pour mieux marquer son profile.
Ses cheveux n’avait peut-être jamais été si parfaitement coiffé pour mieux regarder ver le ciel.
Sa chemise en soie noire renvoyait presque trop la lumière des bougies comme pour mieux l’absorbait.
Mais la lumière des ses yeux balaya tout le reste, même le grincement du pantalon en cuir, quand il se pencha vers elle en s’accoudant contre sa taille fine.
– » Pourquoi ?  » Murmura Buffy engloutie par le regard ténébreux.
– » Pourquoi quoi ?  »
– » Pourquoi, je suis là.  » laissa t’elle passer à peine audible, puis rajouta aussitôt.
– » Pourquoi tu as…Alessandro…  »
– » Un vieux compte entre nous.  »
– » Mais…  » Sanglota Buffy.
Il la saisit brutalement au cou pour l’empêcher de parler.
Elle cherchait l’air tandis qu’elle voyait son regard virer au plus noir si c’était possible.
Brusquement il la lâcha et se leva.
– » Je te conseil de dormir. N’oublie pas que la maison est pleine de vampires. Si tu ne veux pas que mes hommes s’amusent avec toi, évite de faire du bruit.  »
Il souffla les chandeliers puis arrêté, une main contre le chambranle de la porte, il lui jeta un dernier regard avant de quitter la pièce.
Buffy resta figée dans le noir, le regard grand ouvert sur nulle part.
Elle finit par lâcher un sanglot nerveux sur ses pensées où seules frappaient des questions puis se calla comme elle pouvait contre son poignet droit. Le large anneau qui l’enserrait la gênait, les chaînes la gênaient, elle changea de position sur les bruits étouffés de la maison qui parvenait jusqu’à elle.
Inquiète de son sort elle se refusait le sommeil mais la drogue commençait son effet.
Elle entendit encore les voix assourdies, pleura presque en pensant que le bourreau de son viol avait l’apparence de l’amour puis sombra dans un sommeil profond……A suivre…………..

 

– » Non…non…  »
Elle hurlait son refus à des mains qui la maintenaient comme autant de fer rouge.
Ella voulaient les repousser mais comme dans tous les cauchemar, ses membres semblaient peser trop lourd pour seulement décoller du matelas.
Quand le premier vampire s’empara de ses lèvres, elle se réveilla en sueur.
Mais tout de suite son instinct l’averti du danger.

Subitement des vampires posèrent ses mains sur elle.
Elle lança ses jambes en avant et tenta de se redresser afin de prendre appuis contre la tête du lit capitonné mais déjà l’un d’entre eux collait ses lèvres dégoûtantes dans le creux de son épaule, comme pour mieux l’écraser contre le matelas.
Tendue comme un arc, elle tentait encore de remuer les jambes mais des mains verrouillaient ses chevilles, alors à l’aide de sa main droite elle voulut repousser le visage qui léchait son épaule gauche.
Le geste fut entravé par la chaîne qui resta bloquée sous le genou d’un vampire qui prenait le lit d’assaut. Quand le monstre posa sa main sur sa cuisse elle se mit à hurler pour mieux se mettre à pleurer quand sa langue entra dans le creux de son nombril.
Des mains remontaient le long de ses jambes, la langue avait quitté son nombril, elle cherchait sa bouche pour étouffer ses sanglots et ses cris.
Buffy luttait en pleine crise de nerfs et de larmes pour fuir cet assaut qui prenait l’avantage.
Ses cheveux verrouillés dans la main d’un vampire, elle hurla son dégoût presque sur les lèvres du démon.
La poussière familière lui répondit, alors elle ne vit que ses yeux.
Aussitôt elle se jeta sur la chemise en soie noire qui avait soufflé ou fait fuir les vampires.
Elle agrippa si fort la chemise, qu’elle voyait comme seul rempart désormais, qu’elle en fit sauter deux boutons.
Elle grimpa si vivement à l’assaut de son cou, qu’Angélus cru être renversé du lit, où à demi assis il recevait à bras le corps son agitation.
L’instant d’après elle renifla trop fort contre le tissus soyeux, puis tel un jeune fauve roula sur elle-même.
Elle venait de croiser ses chaînes pour mieux leur faire face.
En pleine crise, elle se mit à tirer sauvagement dessus.
Ses genoux avaient beau s’enfoncer dans le matelas, rien ne bougeait, si ce n’est ses poignets qui commençaient à saigner. Jeune fauve en captivité, Angélus l’observait évacuer le stress de la peur qui l’habitait toujours.
A bout, elle cessa son manège et s’écroula sur le lit.
– » Je connais ta force mon amour. Ces chaînes ont été conçues spécialement pour toi.  »
Elle tourna vivement son visage vers lui.
– » Tu avais prévu de m’enlever ?  » Interrogea l’œil que l’oreiller libérait.
Devant le mutisme d’Angélus qui se contentait de l’observer, elle demanda.
– » Si je n’étais pas venu chez Alessandro ce soir, tu serais venu me chercher ?  »
Pour toute réponse, il sortie une petite clé dorée de la poche revolver de son pantalon en cuir et déverrouilla rapidement un de ses poignets.
Le temps que Buffy réagisse, il passait déjà l’anneau et la chaîne le supportant derrière la tête du lit capitonné.
A genoux, Buffy se mit à masser son poignet gauche libéré. Il le lui déroba pour passer sa langue contre la blessure infligée.
Aussitôt le goût du sang fouetta ses papilles de démon en éveil.
Sur le geste, Buffy recula légèrement pour mieux l’observer. Furieuse, elle lui lâcha brusquement.
– » Tu aurais du me laisser à tes hommes !  »
Le petit sourire narquois qu’Angélus lui lâcha, la frappa comme une reconnaissance.
Il était l’empreinte de ce démon là. Il véhiculait à lui seul, toute la vanité qu’Angel n’avait pas. Brusquement la peur lui saisit à nouveau les entrailles.
– » Je déteste voir abîmer la marchandise…surtout quand elle m’est destinée. « 

Il avait jeté les derniers mots par-dessus son épaule tandis qu’il rallumait un des chandeliers.
Buffy le vit se défaire de sa chemise sans prendre la peine de la déboutonner. De toute façon elle était foutue, elle y avait pourvu.
Quand le vêtement toucha le carrelage, Buffy compris qu’Angélus si soigneux habituellement, pensait exactement comme elle.
Dès l’instant où il s’allongea près d’elle, Buffy s’agita de nouveau.
Il voulut prendre sa taille mais ne rencontra que le vide, déjà elle se tenait sur l’extrême bord du lit.
Comme une barrière entre eux, elle ramena ses genoux contre sa poitrine puis planta contre son torse son poing gauche libéré.
– » Laisse moi !  » Siffla t’elle nerveusement.
Agacé, il la ramena brusquement, elle voulut le repousser à l’aide de ses genoux mais très vite il enferma ses jambes entre les siennes.
Elle savait que les drogues absorbées amenuisaient ses forces, sans parler du fait qu’elle était à jeun depuis le matin.
Ecrasée contre son torse elle lui lança comme un dernier recours, du ton le plus méprisant qu’elle trouva.
– » Tu comptes me violer à nouveau ?  »
– » Si c’est la seule solution…avec l’âme qui est la mienne, tu sais à quel point ça me coûte.  »
Elle maîtrisa sa colère sourde pour lui lancer encore.
– » Je suis sûre que cette maison ne manque pas de charmantes vampires pour étancher ta soif de monstre !  »
– » Oui…Mais toi ce soir,…tu me mets sans dessus dessous.  »
Il mordit ses lèvres serrées pour entrer farouchement dans sa bouche.
Buffy gigotait pour le repousser.
Elle luttait furieusement pour briser le baiser, tentait de détourner la tête, mais pour boire sa salive, le démon verrouillait son menton dans le creux de sa main.
Alors, plus verrouillée que jamais, seuls les marmonnements de protestation qu’elle lâchait, luttèrent encore avec sa langue.

Elle frappait, griffait son dos, mais elle s’aperçu très vite que l’action aiguisait d’avantage son appétit de démon. Alors elle se stoppa aussitôt tandis que des larmes de rage prenaient la descente de ses joues.
Elle se fit aussi raide que possible pour faire offense à ses attentions, Angélus s’alluma d’un sourire intérieur.
Même si il avait le grain de peau qu’elle voulait, le parfum qu’elle voulait, la lumière du regard intense qui la foudroyait, la courbe décidée des lèvres qu’elle désirait plus que tout, elle se refusait. Pour elle c’était comme une trahison à Angel que de l’accepter.
Toutefois, quand la langue de velours caressa une fois de plus l’intérieur de sa bouche, elle se sentit réagir à regret.
Elle savait que l’abstinence qu’elle vivait depuis des mois n’y était pour rien, que tout droit sortie des bras d’un homme, il l’aurait fait réagir, le baiser était trop savant.
Tout en retenu mais suffisamment passionné, il était à deux doigts de la faire gémir.

Quant elle sentie l’humidité de son corps la trahir, elle tenta de le repousser violemment.
Il lâcha sa bouche pour mieux capturer son regard.
Les joues de Buffy entre ses mains, il emprisonnait sa tête pour mieux la lire, tandis qu’il sentait le reste de son corps trembler furieusement sous le sien.
Les yeux largement ouverts elle le dévisageait en précipitant sa respiration saccadée et brûlante, que le vampire recevait comme autant de caresses précieuses contre sa bouche froide.

– » Je n’aurai jamais pensé que le grand Angélus ait besoin du viol pour garder une fille dans son lit !  » Lui jeta Buffy d’une voix qu’elle voulait coupante mais que la colère retenue hachurait.
Le vampire eut un sourire pour lui-même qui s’effaça pour mieux foncer son regard sous les nouveaux mots de Buffy.
– » Ne prends pas ton air supérieur avec moi Angélus. Ta démonstration de tout à l’heure vaut toutes les réponses !  »
– » Avec les partenaire qui sont les tiens, je ne pensais pas que ma démonstration allait te choquer…choquer ton petit passage tout neuf !  »
– » Me choquer ?!…  »
Elle eut un petit rire méprisant avant de rajouter.
– » Non ! Rassure toi…Avec les partenaires qui sont les miens, j’en ai vu d’autres !  »
Elle mentait avec un superbe aplomb pour mieux froisser son orgueil de mal, mais le vampire le savait parfaitement.
A l’instant où il allait reprendre sa bouche pour la faire taire elle réussit, dans une tentative ultime de dégagement, à glisser sa main libre et à le griffer sauvagement sous l’œil.
Agacé au plus au point par cette furie déchaînée, il verrouilla son poignet, ses cheveux au plus près de leur tempe et plongea brutalement contre son cou.
Buffy sentait la langue descendre le long de son cou, atteindre son épaule dénudé tandis qu’il la serrait davantage, grimpait davantage sur son corps, l’ajustait sous lui pour mieux l’empêchait de bouger, mieux la prendre d’assaut.
Il lâcha ses cheveux pour tirer brusquement sur la chemise qui dévoila aussitôt un des seins ronds qui pointait.
Quand la bouche trop habile s’empara du petit bout dressé, Buffy lâcha ses larmes.
Elle savait que son corps était entrain de s’ouvrir pour mieux l’accueillir, déjà son poignet ne luttait plus dans la grande main du vampire.
Au delà des attentions trop savamment ciblées, le parfum d’Angélus la grisait.

Tandis qu’il glissait sur l’arête de sa taille fine, elle apercevait sa nuque et c’était trop celle d’Angel, sans parler de ses épaules puissantes et de son tatouage qu’elle voyait rouler comme pour la dévisager.
L’espace d’une seconde, elle faillit descendre son poignet pour aller chercher le creux de cette nuque qui l’attirait tel un éman, mais la main qui le retenait prisonnier, juste pour la forme à présent, la ramena brutalement à la réalité.
Tandis qu’elle sentait son musc inonder l’intérieur de ses cuisses, elle marquait sa résistance par une respiration saccadée de plus en plus sifflante.
Elle aurait tout donné pour que l’espace d’une seconde Angel soit celui couché là sur son corps. Son précieux et unique Angel.
Quand les doits d’Angélus essuyèrent sa liqueur intime, elle s’arracha d’un sanglot qui marquait le refus.
Aussitôt le vampire se stoppa et leva la tête vers elle.
Son regard était trop acéré pour que Buffy pu y lire autre chose que l’agacement.
– » Qu’est ce qu’il y a ?!  » Lança t’il trop nerveux contre une Buffy qui refusait l’évidence.
Tandis qu’elle ne desserrait pas les dents, il remonta jusqu’à elle pour mieux imposer son regard à ses yeux.
Brusquement il glissa sa main au-delà de sa joue pour agripper méchamment sa chevelure. Elle balbutia sur le fil de son regard noir.
– » Tu…Tu n’es pas Angel…et c’est Angel que je veux.  »
Les yeux d’Angélus brillèrent de façon si intense que Buffy cru qu’il allait la tuer là maintenant, mais il se contenta juste de lancer.
– » C’est Angel que tu veux ?…Et bien tu l’as !  »
Son sexe presque trop puissant poussa brusquement à travers les parois en soie pour mieux faire passer le message, Buffy essuyait un sanglot sur les mots menteurs et cruels.
Mais déjà le sexe s’adaptait trop parfaitement en elle en prenant sa place, toute la place.
Accrochée à ses yeux, elle le regardait sans plus une larme, sans plus un son.
Seul le fil de leur regard véhiculait l’instant.
Buffy le regardait la clouer et le diable la clouait si suavement, noyé dans ses jus abondants, qu’elle se sentait vibrer jusqu’à la racine de ses cheveux.
Elle serrait ses lèvres de plus en plus fort pour étouffer ses gémissements qui voulaient répondre à l’extase de ses reins.
Le regard supérieur la fixait de façon si brûlante, le sexe supérieur l’emplissait de façon si parfaite que Buffy fit siffler brusquement sa respiration qui passa la barrière de ses lèvres.
– » Laisses toi aller l’Elue !  »
Elle voulut résister en réponse aux mots qu’elle reçut comme une insulte, tandis que sur un  » Non !  » qu’elle pleura comme pour mieux dire non, elle sentit ses parois intimes étouffer le sexe du vampire.
Brisée, elle se mit à gémir tout doucement au départ pour mieux lâcher ensuite ses plaintes à haute voix. Suspendu au regard d’Angélus plus fiévreux que jamais, elle se répandait en pure jouissance assouvie tandis qu’il se répandait sans un mot, sans un son, dans la chaleur de son ventre.
Il gagnait, Buffy le savait. Elle aurait hurlé si dans l’instant il s’était seulement écarté.
Aucune fierté, aucune pudeur, ne pouvait l’empêcher d’offrir, au regard de cet homme là, des râles dont l’échos léchait les murs.
C’était trop lui. Ce corps qui détenait le pouvoir de mettre le sien en confiture.
Toutefois, sur le dernier râle qu’elle étouffa, Buffy regrettait déjà son abandon pour le démon.
Et le démon la regardait en vainqueur, d’une façon si orgueilleuse qu’elle voulu sortir de ses bras sur le champs.
Trop puissant pour simplement le faire bouger, elle du subir son sarcasme.
– » Pas si farouche la petite Buffy…pose tes mains sur elle, tu la baises !  »
Elle le repoussa violemment ou plutôt il la laissa sortir du lit.
Assise par terre contre le lit, une main contre le matelas, elle lui lança tandis que sur le dos, les yeux vers le plafond, les bras en croix, il prenait tout l’espace du lit.
– » Tu es un porc Angélus, incapable de faire l’amour pour le plaisir !  »
Il lâcha un sourire en coin dédié au plafond.
– » Je n’ai jamais entendu personne se plaindre.  »
– » C’est qu’elles n’étaient pas difficile !  »
– » Ah, mon vieil ami l’immortel n’a pas du s’ennuyer avec toi.  » Lança t’il en réponse ironique.

Alors que les secondes défilaient sous la colère sourde de Buffy, Angélus brisa le silence.
– » Tu comptes finir ta nuit sur le carrelage ?  »
– » Je ne partagerai pas ce lit avec toi !  »
– » Comme tu veux.  »
Il se mit sur le ventre pour mieux s’installer au sommeil.
– » On est pas un couple !  » Lui jeta Buffy furieuse.
– » Pas encore.  »
– » Tu comptes me garder prisonnière combien de temps ?!  »
Au silence qui lui répondait elle jeta encore.
– » Autant me tuer tout de suite et qu’on en finisse !  »
– » Oh mon amour !…Quand on a la chance de trouver une petite femelle aussi chaude que toi, on la garde un peu.  »
Chacune des phrases de Buffy était une lutte qui butait sur le calme apparent du vampire.

Elle s’enferma dans sa colère tandis qu’il ne lâcha plus un mot. Alors elle comprit qu’il s’était endormi.
Les secondes, puis les minutes défilèrent.
Le chandelier n’éclairait plus, le carrelage gelait ses fesses et ses pieds nus, le premier frisson la traversa.
Elle avait froid malgré l’été italien habituellement caniculaire.  » Pas étonnant avec une maison pareille qui ne doit jamais voir passer le soleil.  » Pensa Buffy, sachant bien que le manque de sommeil y était aussi pour quelque chose.
Epuisée physiquement et nerveusement, elle finit par gagner le lit.
Angélus prenait presque tout l’espace, elle se cala sur le bord du matelas.
Elle était mal installée mais pour rien au monde elle voulait son contact.
Malgré la fatigue, le sommeil ne voulait pas d’elle.
Trop énervée ou simplement trop en éveil, elle écoutait avec crainte les allées et venues de cette maison dont les habitants ne pouvaient circuler que la nuit.

A de nombreuses reprises elle entendit des pas feutrés, qui caractérisaient le vampire, passer devant la porte de cette chambre où elle avait échoué. Alors instantanément, elle retenait sa respiration, comme si c’était une assurance de protection.
Buffy savait que la présence d’une humaine dans un lieu pareil devait se sentir à cent lieues à la ronde et d’autant plus si il s’agissait d’une Elue.
Brusquement, elle fut prise de panique.
– » Dors !  » Ordonna Angélus en déchirant le silence.
Une main contre sa taille fine, il la ramena et la fit passer pratiquement sous lui.
Buffy crut qu’il allait l’écraser mais non, seule une partie de son torse la couvrait.
Tandis qu’il semblait déjà avoir repris le cours de son sommeil, Buffy se laissa enfermer dans le seul endroit qui lui sembla sûr tout à coup.


Quand Buffy s’éveilla le lendemain, elle était seule dans le lit.
Le contre jour qui filtrait à travers les persiennes ne pouvait lui permettre d’évaluer l’heure qu’il était.
Elle s’étira mollement sur le drap froissé, repoussa en arrière les mèches de ses cheveux qui jouaient avec son regard puis elle se laissa envahir par la lassitude de son corps.
Tandis que la maison ne laissait entendre aucun bruit, elle se mit à observer la pièce.
Les chandeliers réunis sur le meuble s’habillaient de nouvelles bougies prêtes à l’emploi. La chemise d’Angélus désertait le carrelage. Tout ce qui la veille avait marqué le passage du vampire brillait par l’absence.
Devant la désertion de son zippo, son tour de cou en argent, son long manteau noir, Buffy eut brusquement la sensation de son départ définitif.
Elle s’affola presque en pensant qu’il l’avait abandonné enchaînée pour la vie, mais son affolement laissa vite la place à une peine dans laquelle elle s’enfonça à plaisir.
Elle pensa à sa vie qui semblait prendre un tour si parfait seulement quelques heures plus tôt.
A Alessandro dont le seul souvenir de sa mort tragique lui fit couler des larmes silencieuses. A Dawn qu’elle ne reverrait sans doute plus. A Angel.
Angel qui ne reviendrai jamais et à qui plus jamais elle ne pourrait dire qu’elle l’aimait. Qu’elle l’aimait vraiment.  » Qu’elle perte de temps entre nous.  » Sanglota t’elle brusquement.

Alors que l’oreiller essuyait ses dernières larmes, elle réalisait soudain que la faim tiraillait douloureusement son estomac.
Elle gigota un instant puis se pencha des deux cotés du lit pour tenter de trouvait un objet, un outil, qui serait susceptible de l’aider vers la liberté.
Rien. Si ce n’est le sol lisse.
Elle décida de quitter le lit pour en inspecter le dessous mais dès l’instant où ses pieds touchèrent le carrelage, une sensation terrible de vertige la saisie.
Elle alla toutefois jusqu’au bout de ses investigations stériles puis regagna rapidement le lit.
Tandis qu’une fine sueur glacée faisait soudain briller son front, les yeux figés sur le plafond, Buffy restait surprise par sa propre faiblesse.
Etonnée par sa condition physique, Buffy se demandait si elle n’était pas tout bonnement en train de tomber malade ou si le démon qui la retenait captive ne lui avait pas simplement administré de nouvelles drogues.
Ses pensées s’envolèrent naturellement vers Angélus.
Son corps qu’elle n’osait regardait par peur d’être brûlée, ses yeux bien trop brillants pour lesquels elle avait crié la reconnaissance du plaisir, ses mots qui avait fouetté son orgueil déjà entamé.
Subitement, malgré sa faim qui criait, c’est d’une douche dont elle avait envi, vraiment envi, comme pour effacer les dernières heures.
Elle se sentait sale, sale dans son corps, à l’intérieur et à l’extérieur.
La liqueur du vampire mélangée à la sienne agressait trop parfaitement ses narines. Buffy savait que son corps, son vêtement et le drap en étaient littéralement imprégnés.
Si sa condition physique lui faisait horreur, sa propre moralité la déconcertait avant tout.
Comment en plein cœur de la nuit, avait-elle pu chercher la sécurité dans les bras du vampire.
Dépitée par elle-même, elle roula pour se réfugier dans le sommeil, sa seule porte de sortie désormais, mais le sommeil lui refusa son entrée.
Pleine de chagrin contenu, elle ramena ses genoux vers sa poitrine pour laisser défiler le temps sur le fils de pensées de plus en plus sombre.
Elle se moquait que sa position dévoile ses fesses, que ses cheveux habituellement si soyeux apparaissent sals et ébouriffés. Plus rien n’avait d’importance si ce n’est un désespoir que son corps amenuisé laissait montait pour lui voler sa résistance.

Le jour avait baissé quand la porte de sortie s’ouvrit à demi.
Aussitôt Buffy aperçu, caressée par la manche de son manteau, la main d’Angélus saisir le loquet intérieur pour mieux repousser le battant derrière lui.
Toutefois à l’instant où Buffy se préparait à le voir apparaître, une main féminine se posa sur celle du vampire.
– » Attends !  » entendit Buffy derrière le battant.
Les deux mains disparurent, Angélus chuchota pour le parfum qui arrivait jusqu’à Buffy, l’instant d’après il était dans la pièce.
Il repoussa nonchalamment le battant dans son dos, puis comme pour repousser son manteau derrière lui, il enfonça ses deux mains dans les poches de son pantalon noir qui flottait. Aussitôt il planta Buffy du regard.
Sans plus un geste, il l’évaluait.
Sans plus un geste, la tête sur son coude replié tout contre le coussin , elle le regardait.
Devant la mise impeccable du vampire qui marquait de façon si criante la différence entre eux, Buffy ne se senti guère plus à l’aise.
La chemise du vampire, qui accrochait le peu de lumière qui passait, semblait tout droit sortie de l’armoire tant sa tombée était parfaite.  » Il semble tout ce qu’il y a de prêt pour un rendez-vous amoureux.  » Murmura Buffy dans sa tête.
Pour gommer le regard noir qui jouait entre ironie et détachement, elle accrocha le sien sur le mur.
A la clarté orangée qui dansa, elle comprit qu’il allumait les chandeliers.
Si elle détaillait sur le mur les pointes de crépit blanc, c’était juste pour éviter à ses yeux de détailler de trop près le démon ténébreux.
Quand il s’assit près d’elle, une main passée au delà de sa taille comme pour mieux l’enfermer, Buffy accrocha son regard.
Il avait retiré son manteau et la position le gardait à demi penché vers elle.
Elle voulut le repousser mais subitement elle eut peur de froisser la chemise trop impeccable.
Suspendue dans le geste, elle finit par lisser ses propres cheveux en arrière.
Brusquement consciente de son état lamentable, elle voulut plus que tout disparaître.
– » Laisse moi partir ou tue moi tout de suite.  » Murmura t-elle d’une voix sourde qui fit peser ses mots.
– » On en a déjà discuté mon amour.  » Lança t’il d’un ton presque léger.
– » Je ne suis pas ton amour.  »
– » Non, tu n’es pas mon amour. Il faut s’appeler Angel pour croire des conneries pareilles !  »
Buffy pinça les lèvres tandis qu’elle réalisait que ce monstre allait user d’elle jusqu’à plus soif et qu’après seulement, enfin sevré, il la tuerait tout simplement ou pire encore.
– » Je t’interdis de me parler d’Angel !  »
Les joues pales de Buffy s’éclairèrent d’une montée de sang, dont le vampire la croyait incapable tant elle semblait vidée.  » Ah, les humains ! Toujours une dernière goutte dans les veines pour mieux se mettre en danger.  » Pensa t’il avant de lancer.
– » Angel ! Angel ! Tien parlons d’Angel…Qu’est ce qu’il a pu se torturer l’idiot après que tu es atterri dans le lit de Spike et de l’Immortel !…Pitoyable.  »
– » Tu ne peux pas savoir ce qu’il y a entre Angel et moi !  » Cria Buffy en défense.
Il eut un sourire plein de vanité en posant une main sur son cœur sans vie.
– » Avec ou sans âme,…il est toujours là Buffy.  »
– » Tu mens !  »
Il eut un rire si plein d’ironie qu’il quitta le lit.
Buffy le vit se défaire de son tour de cou. Il le posait sur le meuble quand il rajouta.
– » Il a fini par comprendre.  »
Il jugea un instant le plafond à la recherche d’une pensée profonde, puis d’un mouvement du cou comme pour chasser le col de sa chemise, il rajouta.
– » Il a compris, le jour où il a mis une autre femme dans son lit.  »
– » C’est pour ça que tu es là ?  »
Elle prenait appui nerveusement contre la tête du lit. Les mots d’Angélus gelaient son cœur, le démon la regardait sans répondre.
Brusquement, pour le faire parler d’avantage, elle eut envi de le frapper au visage.
Tandis qu’elle réalisait qu’elle n’avait pas à se justifier devant lui, elle ne pu s’empêcher de lancer.
– » J’ai aimé Angel comme je n’aimerai plus jamais personne d’autre dans ce monde !  »
Il la planta d’un regard si intense que Buffy se sentit perforée jusqu’à l’âme.
– » Joli….Vraiment joli…Je suis sûr que ça lui aurait fait plaisir de le savoir.  » Jeta t’il presque amusé.
Il reprit sa place près d’elle, elle voulut reculer mais le capitonné du lit lui rappela la dure réalité.
– » Qu’importe tes sarcasmes, Angel le sait…Il sait que c’est vrai !  » Rajouta t’elle pour mieux s’entendre.
Le sourire en coin qu’il lui dédia en découvrant une partie de ses dents valait toutes les réponses.
A bout devant son ironie qui faisait mentir sa vérité, elle lança persuadée d’elle-même.
– » Tu salis tout, mais tu ne sais rien de ce qu’Angel peut penser…tu ne peux pas savoir…  »
Sans quitter son regard, il la saisie à la taille pour la faire glisser à plat contre l’oreiller.
Concentrée sur ses pensées, Buffy le laissait faire pour mieux planter ses mots.
– » Si avec ou sans âme, il est là comme tu dis, pourquoi c’est toi qui est toujours à la barre ?  »
– » Parce que je suis le plus fort.  »
Prétentieux, déjà il prenait ses lèvres et entrait diablement dans sa bouche, et déjà Buffy se débattait pour tenter de le fuir.

Elle utilisait le peu de force qui lui restait pour résister à l’assaut. D’une main elle saisit entre deux boutons la jolie chemise anthracite, l’instant d’après heureuse, elle entendait le tissu céder sur son attaque.
Aussitôt Angélus se stoppa sous le regard vengeur, éclairé, de Buffy. Il n’avait pas besoin de se pencher pour savoir que sa chemise était irrécupérable.
Sans la lâcher du regard, brutalement il finit le travail lui-même et balança par-dessus son épaule, le vêtement malmené.
Il se penchait déjà vers sa bouche quand il murmura.
– » Tu compte me bousiller encore combien de chemises comme ça ? « 

Buffy refusait le baiser qui la clouait dans le matelas et qui inévitablement finirait par la faire céder. Déjà il avait déboutonné son pantalon pour mieux la prendre d’assaut.
Les poignets emprisonnés dans ses grandes mains, Buffy plongeait en plein cauchemar.  » Je sais…je suis en plein cauchemar et je vais me réveiller.  »
Mais tandis qu’elle luttait de toute son âme, son corps qui voulait, offrait son premier halètement du plaisir contenu.
Brusquement elle su de façon irrémédiable, qu’il serait inutile d’interdire à ses gémissements de passer. Le corps puissant du vampire lui donnait ce dont elle avait besoin. Le contentement.
Ce contentement unique et précieux qu’il serait toujours le seul à pouvoir lui donner, hier, aujourd’hui et demain.
Elle se laisser investir sans plus un geste pour mieux se laisser dissoudre dans l’extase.
Elle ne pensait plus à son état lamentable qui quelques heures plus tôt lui avait donné envi d’une bonne douche, le parfum subtil d’Angélus emplissait tout l’espace.
Grisée, elle le laissa s’enfouir brusquement contre son cou tandis qu’il croisait ses doigts avec ceux de sa main libre pour mieux les décroiser plus loin.

Buffy avait l’impression qu’avec sa main libre, qu’il gardait écartée loin au dessus de sa tête blonde, il se donnait l’élan de sa communion silencieuse. Elle seule donnait de l’écho par des gémissements qui la noyait avant de la faire trembler.
Quand son orgasme atteignit son point culminant, elle se mit à baver d’un seul râle contre son cou, tandis qu’il la pénétrait plus vite, plus fort, plus loin.
Alors elle s’aperçut qu’il se répandait en jets presque trop puissants pour mieux tapisser l’intérieur de ses parois en soie. Seuls ses doigts qui avaient cessé de jouer, pour serrer la main de Buffy, pouvaient relever le laisser aller d’Angélus.
Silencieux, il finissait d’assouvir le contentement de Buffy.

Pas un gémissement, pas un son n’avaient passé ses lèvres quand il releva la tête.
Comme la veille il accrocha les yeux verts mais Buffy ne lui laissa pas le temps de parler.
Furieuse contre elle-même, elle repoussait brutalement ce visage trop près du sien quand excédé le démon prit soudain son visage vampirique.
D’un sanglot étouffé, Buffy resta suspendue sur le regard jaune qui luisait tandis qu’elle sentait ses crocs bien trop proche. Sous l’effet elle verrouilla sa respiration, mais déjà Angélus reprenait son apparence humaine.
– » Ne me pousse pas à bout, tu ne sais pas ce que je peux te faire.  » Murmura t’il trop doucement, trop dangereusement. Il remettait les choses à leur place.
Même si Buffy reprenait le rythme de sa respiration, elle gardait ses lèvres serrées pour ne pas tenter la réalité qui pesa soudain sur elle, telle une chape de plomb. Elle le laissa quitter le lit sans rajouter.
Elle le sentait nerveux.
La façon qu’il avait de se déplacer, de glisser les mains dans les poches de son pantalon, ou encore de lui lancer ses regards noirs par en dessous pour mieux la garder dans ses marques, tout celà étaient les signes avant coureur d’une nervosité presque palpable.
Quand il se présenta de nouveau devant le lit, Buffy se mit brusquement à genoux.
Telle la biche aux abois, elle se tenait prête à bondir si le loup osait une attaque.
Elle ne pu savoir si c’était les mains qu’il gardait dans les poches ou sa témérité d’Elue qui la poussa, elle murmura cependant.
– » Laisse moi partir.  »
Elle ne la vie pas arriver la gifle qui l’assomma presque en la jetant au bas du lit.
Complètement étourdi, les fesses contre le carrelage, elle toucha sa mâchoire qu’elle crut un instant brisée.
Son regard larmoyant retrouvait la netteté de la vision, le vampire se tenait toujours dans sa position initiale.
Son geste avait été si rapide que Buffy se demanda un instant si il avait seulement pris soin de bouger un cil. Il l’observait de ses deux lacs noirs où aucune émotion ne filtrait, tandis que l’agression ne semblait pas l’avoir calmé pour autant.
– » Je ne veux plus t’entendre me lancer ces conneries. Tu es à moi. Tant que j’en aurai décidé ainsi, tu m’appartiens…et je ne laisse jamais rien, ni personne, me prendre ce qui m’appartient.  »
Buffy se brisa d’un sanglot retenu avant de parler.
– » Laisse moi au moins prendre une douche.  »
– » Pourquoi faire ?  »
Elle eu un geste vers sa chemise froissée qui ne tenait plus dans son dos et qui respirait leurs ébats.
– » Je…je suis sale.  » Murmura t’elle le regard au ras du sol.
Elle savait qu’avec l’odorat exceptionnel qui était le sien, Angélus ne pouvait passer à travers ça.
Elle sentait le trop plein de sa graine de vampire s’écouler dans la chaleur de ses cuisses quand elle leva ses yeux sur lui.
– » Si c’est une douche qu’il te faut pour te rendre plus sage.  »
Il se dirigeait déjà vers le petit salon, Buffy de sa main libre saisissait la chaîne pour se donner l’élan du redressement.
Elle avait beau, insister, elle ne parvenait pas à faire bouger son corps d’un pouce, aussi elle glissa à genoux.
Une joue en appui sur le matelas, elle agrippa le drap mais n’alla pas plus loin.
Paniquée devant la fine sueur qui couvrait son corps, elle constata soudain l’effort qu’elle venait de fournir pour simplement atteindre le matelas.
Brusquement elle réalisa que même libérée de ses chaînes, la force lui manquerait désormais pour seulement atteindre la porte.
Elle s’affola devant la désertion de ses forces vitales.
– » Qu’est ce que tu m’as fait ?  » Murmura t’elle tandis qu’Angélus déverrouillait son poignet.
Attachée à ses yeux, Buffy espérait une réponse qui la rassurerait. Sans un mot il la remettait sur le lit pour mieux l’allonger.
Il lui retirait son vêtement en coton qui ne couvrait plus grand-chose, elle s’apercevait qu’il l’avait étendu sur son long manteau noir. Il en rabattit les deux pans sur elle et l’enleva aussitôt dans ses bras.
Buffy savait bien que sans les bras forts du vampire qui soutenaient ses épaules et l’intérieur de ses genoux, elle serait passée à travers le vêtement.
Ensevelie contre son torse, elle voulait éviter de trop le toucher mais elle se sentait si lasse, si terriblement lasse tout à coup, que son corps diminué refusait de lutter la proximité du vampire.
Le front contre son torse lisse, elle se laissait emmener tandis qu’elle gardait, comme une barrière entre eux, au plus près d’elle-même, ses mains enfermées dans le manteau.
– » Où tu m’emmène ?  » Demanda t’elle tandis qu’il passait la porte de sortie.
Sur le silence qui lui répondait, Buffy observa l’extérieur de sa prison.
Très vite ils passèrent un couloir désert pour déboucher dans une grande salle où des vampires des deux sexes se tournèrent instantanément vers eux.
Deux femmes eurent un pas en avant, Buffy sursautât dans les bras d’Angélus, mais déjà par un demi sourire pour lui-même, il quittait la pièce pour prendre un large escalier.
Il n’avait pas eut besoin de son sursaut pour relever son malaise. Sa petite main qu’il avait brusquement senti mourir contre son torse pour mieux l’appeler au secours, valait tous les sursauts.
Arrivés sur un large palier, il prit le couloir de droite où plusieurs chandeliers ouvraient la marche.
Il se pencha un instant sur elle, les yeux embués elle le regardait.
Le vampire se demanda si c’était la fièvre où les larmes qui faisaient briller ses yeux comme ça. Un pas plus loin, une Elue abandonnée dans le creux de ses bras, il poussait la grande porte
du fond……………….A suivre…………………….

Même si cette somptueuse villa était de style typiquement romain, dès qu’Angélus poussa la lourde porte, Buffy eut l’impression de pénétrer le manoir d’Angel à Sunnydale.
La couleur des doubles rideaux qui ne risquaient pas de laisser passer le jour, l’éclairage indirect diffusé par les bougies de tailles différentes qui s’éparpillaient un peu partout, les objets rares et précieux qui soulignaient les dégagements qui s’ouvraient sur ailleurs, et l’espace.
La chambre était si spacieuse que Buffy se sentit comme perdu quand le vampire la déposa sur le grand lit, dont les deux oreillers étaient presque trop blancs.
Assis près d’elle, il plongea dans ses yeux en remettant distraitement en place le col de son manteau rabattu contre une des joues de Buffy.
– » Qu’est ce que tu m’as fait ?  » Souffla Buffy en hiver.
– » Rien.  » Murmura Angélus, maladivement attentif tout à coup.
– » Pourquoi je me sens aussi faible ?  » Demanda Buffy, inquiétée par le regard trop fiévreux qui transperçait sa lumière émeraude.
– » Les drogues…Dès que tu auras mangé, tu retrouveras tes forces.  »
Elle réalisa alors que depuis deux jours entiers, elle ne s’était pas nourrie, sans compter qu’elle avait sauté le repas du soir le jour où Dawn s’était envolée pour les Etats-Unis.
Buffy essaya de se souvenir au juste à quand remontait le dernier vrai repas qu’elle s’était accordée. Plusieurs jours, se surpris t’elle a penser. Elue ou pas, les drogues n’avaient pu que faire des dégâts dans son corps qui manquait de combustible.
Rassurée quelque part sur la raison de son mal, elle entrouvrit la bouche pour parler mais Angélus posa son index replié sur la chaleur de ses lèvres.
Suspendue dans ses yeux, elle sentit le doigt entrer dans sa bouche, caresser les douces parois de ses joues internes, glisser doucement dans la salive de ses gencives et enfin frôler sa langue en se retirant.
Brusquement troublée, Buffy restait la bouche entrouverte tandis que le vampire quittait le lit.
Elle suivit le pantalon noir qui épousait trop parfaitement ses hanches étroites, sans oser remonter vers son dos nu où inévitablement le lion ailé dessiné la bouleverserait de part trop.
Quand le vampire disparu à travers un des deux dégagements, Buffy ferma les yeux pour s’enfermer sur elle-même.
Elle frotta sa joue entre les deux oreillers où Angélus l’avait niché et tenta de rassembler ses idées dispersées. Cependant, une barrière l’empêchait de penser de façon cohérente.  » Quand je me serait alimentée,…quand les drogues se seront dissipées.  » Murmura t’elle en s’accrochant à l’espoir d’un demain.

Un grincement lui fit ouvrir les yeux pour voir Angélus devant une penderie, où s’alignaient entre autre toutes ses chemises.
Buffy évoqua les deux malheureuses chemises malmenées par ses soins et se dit que c’était vraiment rien au vu du nombre qu’il en possédait.
Sur les trois mètres de tringle, il poussait soigneusement les cintres un à un tandis que Buffy pensait qu’il n’avait pas eut le temps de se doucher.
Vampire ou pas son absence avait duré trop peu, et puis il portait encore son pantalon noir.
Alors elle réalisa, sous les regards rapides dont il la gratifiait par instant, que la chemise choisie serait pour elle.
Sur ses pensées, elle le vit s’emparer d’une de ses chemises en soie noire, identique à celle qu’elle avait déchirée le premier soir.
Il l’étala méticuleusement sur le dossier d’un des fauteuils avant de revenir vers le lit.
Les lèvres serrées, le regard grand ouvert sur ses gestes, Buffy le vit écarter presque précautionneusement le manteau, avant de l’emmener elle pour ailleurs.
Alors qu’elle se doutait bien qu’ils se dirigeaient vers la douche, elle se demandait soudain si elle pourrait simplement se tenir debout pour la prendre.
La salle de bain allumée d’un vrai éclairage agressa brusquement le regard de Buffy qui battit des paupières.
Elle se vit dépasser le carré douche pour découvrir une baignoire typiquement romaine déjà emplie d’eau.
Le parfum de la mousse qui y flottait chatouilla agréablement ses narines, quand sa peau entra en contact avec, Buffy ne pu s’empêcher de pousser un petit soupir de satisfaction.
Aussitôt elle s’immergea entièrement pour faire goûter à ses cheveux la sensation divine, mais brusquement en perte de repaire, elle eut un mal inquiétant à se redresser.
D’un seul bras, le vampire assis sur le bord du bassin, la ramena vivement à la surface.
La nuque appuyée sur le rebord en faïence, Buffy se passa immédiatement une main sur le visage pour chasser l’eau de ses yeux.
Elle le regardait et se disait qu’il prenait trop soin d’elle tout à coup.
Qu’il était bien trop prévenant pour quelqu’un qui finirait par la tuer si elle ne trouvait pas une porte de sortie.
Alors elle réalisa qu’il la considérait comme une chose, un bien.
Un bien personnel qui chaufferait son lit tant qu’il en éprouverait le besoin et Angélus prenait toujours soin de façon précieuse, des choses qui lui appartenaient.
Buffy voyait bien que la façon qu’il avait de passer l’éponge pleine de savon le long de ses bras, sur chaque courbe douce de ses seins, relevait de la possession délicate.
Mais la possession délicate était trop appliquée pour relever autre chose que l’obsession maladive.
Le vampire accompagnait ses gestes d’un regard qui la détaillait de façon si trouble que Buffy pouvait facilement croire que ce regard là, la voyait pour la première fois.
Pour ne pas le contrarier, elle se laissait laver entièrement.
Quand pour mieux aller au fond des choses, il passa dans les replis les plus intimes de son corps, le mal aise de Buffy balança si inconfortablement entre gêne profonde et désirs cachés, dévoilés, qu’elle partit, choquée par elle même, à la recherche d’une elle-même, qu’elle découvrait brutalement sur la seule sensualité du vampire.
A travers le brouillard émotionnel dont Buffy se sentait envelopper, engourdie elle se soumettait aux positions sûres qu’il lui faisait adopter pour mieux la visiter.
Elle en était, menton sur rebord en faïence, prête à retenir l’instant, quand elle se vit quitter le bassin.
Ruisselante, ses pieds touchèrent le carrelage. L’instant d’après elle prenait appui sur son torse.
Malgré le fait qu’il la frictionne vigoureusement tout à coup, Buffy n’avait qu’une envie, s’assoire ou mieux encore s’allonger.
A sa perte d’équilibre elle finit dans les bras du vampire, qui l’emmena aussitôt pour la déposer sur l’un des fauteuils de la chambre.
Il s’empara de sa chemise qui attendait sur le fauteuil opposé et l’enfila à Buffy.
Il attachait le dernier bouton du vêtement dans lequel Buffy se noyait quand deux petits coups se firent entendre contre la grande porte.
Angélus glissa les mains dans les poches de son pantalon et lâcha un oui, qui était une invite à entrer.
Alors Buffy découvrit une femme, dont son instinct lui disait qu’elle était un vampire. Elle portait un plateau plein de victuailles qui ne pouvaient que lui être destinées.
La jeune vampire fit deux pas dans la pièce avant de se stopper, faire volte face, pour finalement disparaître avec le plateau.
Le regard par en dessous, le visage sombre et fermé d’Angélus, qui avait rapidement marqué la négative, n’avait pas échappé à Buffy.
Dans l’instant, elle le regardait interdite, tandis que de nouveau entre ses bras, elle se voyait emmener vers le lit.
Il retira rapidement l’édredon et la déposa entre les draps.
L’instant d’après sans plus un mot, de nouveau face à la penderie, Angélus était à la recherche de vêtement pour lui-même.
Avant de se diriger vers la salle de bain, Buffy le vit juger rapidement son manteau, qu’il abandonna finalement.
Les minutes défilèrent.
Buffy restait dépitée par le repas qui venait de lui passer sous le nez tandis qu’elle réalisait brusquement qu’Angélus s’apprêtait de nouveau à sortir aujourd’hui.
L’attention extrême qu’il venait d’accorder au choix de ses vêtements ne pouvait l’amener à penser différemment. Face à la nouvelle absence du vampire qui se profilait, un sentiment dérangeant s’empara d’elle. Elle voulut aller plus loin dans ses états d’âme mais déjà il était là.

Il finissait d’enfiler un nouveau manteau, identique au précédent, quand il s’assit auprès d’elle.
Buffy refusait de le voir tel qu’il était là, enivrant à souhait, à la lueur du bougeoir trop proche qui soulignait son profil trop parfait.
Il s’apprêtait sans aucun doute à partir pour la chasse, afin de lever un gibier que Buffy refusait d’imaginer. Gibier, qui tenterait de le fuir à grand pas pour sauver sa vie, ou gibier qui l’attendait déjà quelque part, pour mieux se vautrer dans ses bras, mieux fourrager dans ses cheveux.
Cheveux qui ce soir décidaient comme par provocation de ne pas tenir en place pour mieux se disperser volontairement dans tout les sens choisis du vampire.  » Le diable n’a jamais été si sexy !  » Murmura Buffy dans sa tête.
Mortifiée par la pensée qu’elle venait d’oser, elle ne pu toutefois s’empêcher de souffler mal à l’aise.
– » Où tu vas ?  »
Face au silence, elle rajouta comme une fuite en avant.
– » Je ne veux pas rester toute seule dans cette maison pleine de vampires.  »
– » Tu t’inquiètes pour toi ou pour moi mon amour ?  » Lâcha t’il en repoussant de son front ses cheveux blonds qui séchaient déjà.
Dans l’instant sa gestuelle appartenait totalement à Angel et Buffy en resta bouleversée.
Sur son demi sourire éternel, il quitta le lit pour y revenir presque aussitôt un verre en cristal à la main.
Buffy voulait refuser le breuvage mais comme la veille la tentation fut la plus forte.
– » Tu vas dormir maintenant.  »
– » Je ne veux pas dormir.  » Murmura t’elle en défense inutile, une fois la dernière goûte avalée.
Sans rajouter, il ramena l’édredon sur elle et s’éloigna.
Buffy le suivit des yeux jusqu’à ce qu’il tire la porte sur lui. Alors une sensation d’abandon étrange lui donna envi de pleurer.
Elle s’enfonça douloureusement dans l’un des deux oreillers, et laissa la lassitude de son corps aiguiser sa fragilité.
Avant de sombrer dans un sommeil qui lui faisait peur, elle compris pourquoi Angélus avait refusé le repas.
Lui absent, il était hors de question qu’elle prenne le chemin de la liberté sur des forces éventuellement retrouvées.


Enfermé dans ses pensées, le vampire redescendait l’entement le large escalier dont il aurait pu souffler les marches sur une seconde si le désir ou le besoin s’en était fait ressentir.
Sur la dernière des marches, il pensait au visiteurs qu’il attendait, quand une jeune vampire posa une main sur son bras.
– » Angélus…  »
Il la regarda un instant presque ailleurs.
Elle lui faisait vaguement penser à Drusilla qu’il avait engendré à plus d’un siècle de là. Deux de ses doigts caressèrent distraitement la joue qui marquait le profile délicat de la jeune brune, la seconde d’après il se tournait vers la dizaine de vampires qui semblaient dans l’attente.
– » Fermez les issues les gars.  »
Seule l’entrée principale devait rester libre d’accès.


Au milieu d’une assemblée en tout genre, Buffy en pleine possession de ses moyens repoussait Angélus.
Et plus elle luttait contre son torse, plus elle voyait son regard noir devenir malsain.
Il arrachait son chemisier fleuri. Torse nu elle le fuyait, mais déjà les yeux vicieux des spectateurs excités stoppaient son élan pour mieux la repoussait dans ses bras, seule porte de sortie acceptable.
Affolée dans sa petite jupe blanche, elle le suppliait en pleurant, lui souriait en la regardant.
– » Ne fais pas ça…ne fais pas ça… « 

Elle se réveilla en sursaut, glacée jusqu’au os.
Il était là.
Déshabillé et couché près d’elle, appuyé sur son coude replié, il l’observait à la lueur des bougies qui voulaient brûler encore.
– » Ne fais pas quoi ?  » Murmura t’il en posant ses doigts sur sa joue humide.
Les lèvres serrées, Buffy marquait la négative pour dissiper les dernières images de son cauchemar.
Il faisait presque nuit dans la pièce. Les quelques bougies qui se consumaient encore envoyaient danser des ombres étranges sur le visage d’Angélus, alors le regard du vampire qui jouait à cache cache, donna brusquement à Buffy une impression de nulle part.
Elle se brisa en sanglots sincères.
– » Chut…  » Murmura t’il en prenant soin d’essuyer ses larmes.
Tandis que Buffy pensait qu’il était en train de la faire glisser doucement vers la folie, elle l’observait goûter ses larmes à l’aide de ses doigts qui passaient de ses joues à ses lèvres démoniaques.
A l’instant où elle vit sa bouche s’avancer vers la sienne, elle sanglota dépitée.
– » Laisse moi…  »
Mais son corps, n’avait plus la force de même lutter contre ce simple assaut.
Les lèvres entrouvertes elle s’apprêtait à recevoir inévitablement cette langue qui la ferait inévitablement gémir, mais brusquement il se stoppa au plus près.
Buffy voyait son regard trop brillant s’allumer de flammes étranges sous la poussée du bougeoir placé à la tête du lit.
– » Tu m’appartiens Buf…depuis toujours…  »
Il léchait son oreille quand il rajouta à peine audible.
– » Tu le sais…tu l’as toujours su…  »
Il revenait déjà vers ses yeux pour mieux lui lancer.
– » Et pour une fois laisse toi faire, si tu veux que je te fasse l’amour normalement…inutile que tu m’imposes ton petit jeu du départ qui bousille mes chemises.  »
Buffy sursauta sous la poussée des mots et du regard qui venait de s’enflammer pour mieux la verrouiller.
Même si elle restait sidérée par le changement de ton du démon, elle connaissait les humeurs changeantes d’Angélus.
Quelques années plus tôt elle s’y était brisée en glissant dangereusement contre son cœur sans vie qui jouait trop bien à être celui d’Angel.

Les yeux rivés sur le plafond, elle le laissait caresser, mordiller ses épaules découvertes par la chemise trop large qu’il avait écartée.
Elle le sentait nerveux, trop nerveux, douloureusement possessif tout à coup pour oser contrarier ses désirs.
De toute façon elle n’en avait aucune envie.
Sa résistance la fuyait et Buffy se demandait si elle devait mettre ça sur le compte de sa détresse morale, physique ou tout simplement sur un manque soudain de courage. Epuisée, elle ne savait plus.
La seule chose dont elle était encore certaine, c’est qu’elle avait à faire à un fou, sadique et pervers comme lui seul pouvait l’être, vampire de surcroît.
Elle eut brusquement la sensation que le plafond dessiné en ombres chinoises leur tombait dessus, mais déjà d’un mouvement le vampire la faisait passer à plat ventre.
Alors elle sentit la soie noire de la chemise caresser son dos pour mieux le quitter.

Buffy eut brusquement la sensation bizarre de se fondre sur les draps pour mieux se dissoudre à travers le matelas.
Tout se dissolvait, le matériel et l’immatériel.
Elle-même devenait milliard de particules, détachées les unes des autres, pour ne restait rattaché qu’à la bouche sur ses reins.
Quand une des mains du vampire descendit dans le creux de ses fesses et refit l’ascension pour mieux se refaire la descente, Buffy resta attachée à la réalité par sa propre main qui froissait en aveugle le coin d’oreiller le plus proche. Aussitôt elle sentit ses cuisses, qui lui paraissaient si lourdes tout à coup, se faire écarter par les mains habiles du vampire qui recherchait leurs chaleurs.
Alors le visage enterré entre les deux oreillers, Buffy partie à la recherche de son propre souffle tandis qu’elle sentait les particules de son corps se désagréger.
Quand la main qui glissa à plat contre son ventre voulu relever un peu son bassin elle sanglota en saisissant les deux oreiller pour mieux gémir son refus, mieux conserver sa place.
Elle avait l’impression qu’en quittant le drap, la sensation divine aller la quitter.
A travers les gémissements qu’elle lâchait, tel un chaton écorché, elle voulait finir de déverser sur les doigts du vampire, là, maintenant, tout de suite, sa liqueur intime qui s’écoulait déjà trop vite. En mouillant un des oreillers, sa salive rattrapa l’avance de son musc sur les draps.
Brusquement Buffy réalisa qu’elle s’était mise à râler.
Brusquement Buffy réalisait qu’elle se faisait boire. Et jamais personne ne l’avait bu comme ça. Non, jamais personne ne l’avait bu là.
L’assaut était si subtil, si délicat et pourtant si puissant qu’elle s’entendait râler de plus en plus fort, en réponse au plaisir de ses sens qui montait. Il montait si vite, si brutalement, qu’il la dévastait, réduisant son corps en pâte à modeler.
A l’instant où elle sentit toutes ses particules se rassembler pour mieux exploser, la sensation se brisa sur un geste du vampire qui la renversait soudain pour verrouiller son regard.
Ramenée brutalement à la réalité, Buffy tentait d’étouffer les sanglots frustrés qui avaient du mal à se taire.
Le regard du vampire était si brûlant, si velouté et si pénétrant tout à coup que Buffy voulait fuir les deux prunelles noires.
Mais elle restait verrouillé.
Sans un geste, juste sur la suprématie de ce regard là, elle restait verrouillée.
Quand elle n’émit plus aucun son, elle vit le regard d’Angélus devenir ironique. Alors elle su qu’il allait parler.
– » Tu n’as jamais joui sur la bouche d’un homme ?  »
Le hoquet offusqué de Buffy s’étrangla contre les doigts du vampire qui soudain caressait presque distraitement ses lèvres.
– » Alors tu n’as fait que baiser pendant toutes ces années ?  »
Sur les mots, Buffy faillit s’étrangler à nouveau mais déjà il se penchait sur son corps.
Il passait la barrière de son nombril, atteignait sa liqueur débordante qui l’attendait impatiente.

Personne ne lui avait jamais fait l’amour comme ça. Angélus avait raison pensait Buffy en enfer. Elle n’avait fait que baiser jusque là.
Des étreintes vite expédiées avec Riley, comme pour mieux évacuer sa pression après la chasse.
Brutales avec Spike, comme pour mieux se prouver qu’elle vivait toujours.
Seul Angel avait su être attentif, maladivement attentif pour sa première fois, mais par crainte de la choquer, de la brusquer, le vampire avait alors écarté certains jeux amoureux.
C’est aujourd’hui qu’elle en prenait conscience, là, maintenant, sous les mains et la bouche d’Angélus qui occupait la place d’Angel, le corps qu’Angel n’avait plus.
Non jamais personne ne lui avait fait l’amour comme ça, aussi sensuellement que ce démon sans âme.
Les yeux verrouillés sur les ombres chinoises du plafond, Buffy eut brusquement envie de glisser ses deux mains vers les cheveux coiffés en tout sens qui l’avaient tant attiré quelques heures plus tôt.
A bout elle gémit plus fort pour repousser le geste tentateur qui serait l’acceptation même du démon. Mais le démon qui la gardait brillamment sur le bord de la jouissance pour mieux mesurer sa résistance, la fit brusquement se brisait en sanglots libérateurs.
Presque assise sur la poussée d’adrénaline, elle s’entendait déchirait l’espace en agrippant enfin les cheveux en tout sens.
Elle le tenait serré au plus près d’elle-même pour mieux voir ses mains trembler dans la chevelure brune.
Elle savait qu’après ça elle ne pourrait plus le regarder en face sans essuyer sa prétention, sa vanité de démon trop séduisant, ses sarcasmes qui la cloueraient une fois de plus, mais peu importait, seul comptait l’instant et les tremblements désordonnés que son corps menu lâchait sur la jouissance qui l’emportait.
Ce fut si puissant tout à coup qu’elle bascula sur le dos pour mieux se noyer dans l’extase.
Elle agrippa à nouveau les oreillers et se noya jusqu’au dernier de ses gémissements.

Presque émue, elle se rendait compte que la jouissance l’avait fait pleurer, Angélus la tirait jusqu’à lui.
Il vola ses yeux larmoyants, Buffy suspendu attendait le sarcasme, mais le regard ténébreux ne renvoyait rien d’autre que la fièvre de l’instant. La fièvre de la possession.
– » Tu es à moi…  » Murmura t’il comme pour soutenir les pensées de Buffy.
Le ton du vampire n’était pas tendre, il était juste une affirmation qui soutenait une vérité.
Une vérité si lucide tout à coup, que Buffy eut brusquement peur en le voyant descendre contre son cou.
Il lécha vivement l’artère gorgée du sang épicé.
– » Pourquoi tu as peur ?…Si je voulais te mordre, y’a longtemps que ce serait fait.  »
Buffy ne pouvait se résoudre à fuir ce regard qui la transperçait. Trop brûlant pour le cristallin de ses prunelles vertes, elle le laissait plonger pour mieux déshabiller son âme.
Personne ne lui avait jamais dit,  » tu es à moi « . Jamais personne n’avait marqué une telle possessivité sur sa personne. Non, jamais personne ne l’avait voulu à ce point là, au point de la tenir prisonnière pour mieux la garder.
La façon qu’il avait de la toucher, de parler à l’enfant qu’elle n’était plus ou à la salope qu’elle avait parfois été. Les regards noirs qu’il savait lui jeter sans un mot pour mieux la recadrer en la faisant rentrer systématique dans les marques à ne pas dépasser.
Brusquement elle se sentit à sa place. Une place qu’elle n’avait jamais occupée, une place que seul Angélus le prétentieux pouvait lui faire tenir. Lui seul.
Angel possédait tout ce qu’Angélus n’avait pas, mais Angélus possédait tout ce qui manquait à Angel. Elle savait que si aujourd’hui elle retrouvait sa force légendaire pour sortir de sa prison, où qu’elle soit dans le monde il la retrouverait pour mieux la ramener par la peau du dos,  » et ça ne prendrait pas cinq ans de sa vie et de la mienne !  » pensa Buffy en se brisant d’un sanglot devant cette évidence.
Presque trop vite elle glissa ses mains autour de son cou, presque trop vite elle agrippa les cheveux courts de sa nuque, et presque trop vite elle s’engouffra contre sa langue qu’elle alla chercher elle-même.
Elle sentit aussitôt une des mains d’Angélus se plaquer contre ses reins pour mieux l’écraser contre lui, mieux la faire sienne.
Le geste la marqua au fer rouge comme on marque une appartenance.
Elle se sentit brusquement à lui.
Alors à travers le baiser passionné qu’ils partageaient elle le voulut plus proche, plus intimement proche. Elle descendit une main le long de son dos pour atteindre son caleçon qui pointait. Elle tenta de le descendre, mais Angélus la stoppa.
Il ramena la petite main de Buffy contre la douceur de ses cheveux blonds.

– » Malgré les mecs qui ont été les tiens, tu n’es pas assez doué pour prendre les initiatives.  » Lâcha t’il allumé du demi sourire en coin qui était le sien.

Sans un mot, Buffy le laissa reprendre ses lèvres. Elle comprenait qu’il dirait toujours, où, quand, comment, et c’était juste ce qu’elle voulait, un partenaire qui la domine pour mieux la faire avancer.
Et si ce partenaire avait l’apparence de l’amour éternel qu’importait le reste.
Quand il la pénétra enfin, elle se noya contre son torse pour mieux plonger dans une vérité qu’elle croyait être la bonne. Qu’importait que le vampire ne lâche aucun son en inondant sa caverne secrète. Pour rien au monde elle n’aurait voulu le voir partir.


Quand Buffy s’éveilla, elle garda les yeux fermés pour mieux s’écouter.
Elle avait mal partout, son corps semblait peser une tonne. Elle savait que le simple fait de bouger ses membres endoloris lui serait une épreuve.
Pourtant malgré tout ça, elle se sentait merveilleusement détendue.
Elle n’aurait pu dire, si c’était le jour ou la nuit, Angélus lui avait fait l’amour durant des heures pour mieux l’attacher à son corps, mieux faire trembler sa peau à la recherche de la sienne. Il l’avait fait glisser d’un regard noir, si intensément brûlant, sur la pente de ses désirs, que Buffy avait cru par moment qu’il allait la mordre, la battre, ou renouveler l’expérience traumatisante du premier soir, mais non, à chaque fois il l’avait surprise ou frustrée, l’entraînant vers de nouveaux horizons.
Presque choquée, elle réalisa qu’elle avait déjà envie de lui. Que son corps en manque le réclamait lui, avant même l’eau ou le pain.
Brusquement Buffy se fit peur en réalisant qu’Angélus devenait sa seule nourriture acceptable.
– » Ouvres les yeux.  »
Elle s’exécuta instantanément, surprise de le sentir si proche tout à coup.
Habillé et rasé de près, il déposait sur un des cotés du lit un plateau identique à celui de la veille.
– » Il faut que tu manges…Tu es la fille la plus maigre que j’ai jamais mise dans mon lit.  »
– » J’ai pas faim.  » Murmura Buffy en réponse fâchée contre les mots du vampire.
Mais déjà il s’asseyait sur le coté du lit opposé au plateau, et l’asseyait elle contre les deux oreillers réunis pour l’occasion.
– » Déjà faim d’autre chose mon amour ?  » Lâcha t’il.
Buffy voulut répliquer mais resta suspendu dans ses yeux pour mieux se sentir rougir.
Il venait de humer rapidement l’espace entre eux et Buffy savait bien que c’était pour mieux profiter de l’humidité qui la trahissait.
Gênée, elle baissa brusquement les yeux pour rencontrer les doigts d’Angélus qui montaient vers sa bouche. Alors vivement elle raccrocha son regard.
Il entrouvrait ses lèvres pulpeuses pour observer, sur un des coins externes, la rougeur que sa barbe naissante avait laissée. Son index frôla rapidement un espace plus loin, la naissance de la joue qui portait aussi son empreinte. L’instant d’après, il quittait le lit en se dirigeant vers la porte.
Troublée, Buffy resta suspendue sur le manteau qui s’envolait trop vite.
Elle voulait l’arrêter mais ne savait comment. Elle ne se sentait pas le droit de le questionner sur ses allée et venues.
Alors qu’il touchait la porte, dans l’urgence de le voir rester, elle l’appela simplement.
– » Angélus…  »
Surpris qu’elle lâche son nom, le vampire se retourna.
Toutefois, le regard sombre, il paraissait soudain agacé par sa présence.
– » Qu’est ce que tu veux ?  »
Les yeux ronds, elle cherchait ses mots.
– » Tu…Tu…  »
– » Tu, tu,…Tu quoi ?  » Brusquement trop nerveux, il lui avait planté les mots.
– » Tu vas où ?  » Lança t’elle au hasard.
Son regard vira si rapidement qu’elle eut un recul contre les oreillers mais déjà là, il l’extirpait du lit.
Il l’amena à la hauteur de ses yeux en serrant ses bras si fort que Buffy fut certaine qu’elle en garderait des bleus.
– » Je ne suis pas Angel.  » Murmura t’il dangereusement, détachant ses mots pour mieux les imprimer.
– » Je sais.  » Murmura Buffy, audible juste pour son ouie de vampire.
– » Alors ne me pose plus de questions !  »
– » Une fois mes forces revenue…je serais peut-être plus là, à ton retour.  »
Il l’enveloppa d’un sourire si démoniaque que Buffy en trembla.
– » Tout ton corps me dis le contraire mon amour.  »
– » Au revoir.  » Souffla t’elle comme un défit sur elle-même.
Il plaqua sa bouche violement contre la sienne pour la faire gémir à haute voix.
Et elle gémissait, se disputant avec son manteau pour enrouler ses jambes autour de ses hanches. Elle sentait ses deux grandes mains écraser ses reins, ses petites mains à elle prendre possession de sa nuque quand il brisa le baiser.
Suspendue au parfum de son après rasage qui la grisait de part trop, elle se fit décharger sur le lit.
Au moment de passer la porte, il enfonça ses deux mains dans les poches de son long manteau et lui lança un regard de plus.
Les yeux sur la porte, Buffy ne pu s’empêcher de lâcher des larmes silencieuses.
Qu’espérer d’un démon sans âme tel que lui. Elle était certaine qu’il partait chasser pour se nourrir ou pour le reste…
Le reste qu’elle ne voulait surtout pas imaginer. Brusquement elle sentit son cœur se faire brûler, alors elle s’enfonça dans l’oreiller, sous l’édredon, pour fuir la réalité qui la faisait déjà crier.

La soif finit par la ramener parmi les vivants, elle se pencha vers le plateau qui attendait toujours.
La première bouchée entraîna les suivantes, elle vida le plateau.
Très vite elle sentit ses forces revenir et sa lucidité les accompagner.
Elle repoussa le plateau et quitta le lit.
Chancelante au début, elle gagna la salle de bain où le parfum d’Angélus flottait toujours……………..A suivre bientôt la partie 2…………………..